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   La pêche s’offre un festival de cinéma pour réfléchir à son avenir menacé

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Sâmbătă 22 martie 2008
statut de l'article : public
citations de l'article provenant de : AFP


A quelques kilomètres du port de La Trinité-sur-Mer, bloqué par des pêcheurs français, Lorient accueille le premier festival de documentaires "Pêcheurs du monde" qui met en lumière, du Sénégal à l’Inde, les conséquences de la raréfaction de poissons dans le monde. "Il y a un enjeu fondamental à apprendre à gérer les ressources halieutiques, dernières ressources naturelles alimentaires exploitées par l’homme", a résumé le scientifique Laurent Debas, membre du jury de ce festival entièrement dédié à la pêche qui se termine ce week-end.

Les 80 millions de tonnes de poissons pêchées chaque année dans le monde ne suffisent plus à répondre à une demande croissante alors que la ressource s’amenuise, voire s’épuise.

"Certaines espèces de poissons nobles, comme le thiof (espèce de mérou) ont disparu", regrette ainsi Abdoulaye Diop, pêcheur du Sénégal, après la projection d’un documentaire racontant comment les accords de pêche permettent aux pays du Nord de venir piller les côtes des pays du Sud.

Le documentaire "The right to survive" montre lui le désespoir de pêcheurs indiens de l’Orissa (nord-est de l’Inde), qui ne peuvent plus vivre de leur activité traditionnelle, et dont certains, endettés jusqu’au cou, se sont suicidés.

Faut-il alors chercher du côté de l’aquaculture ? Dans le film "quel poisson pour demain ?", Stéphane Druais, pose la question. Mais, fait-il remarquer, les poissons carnivores, comme les bars, saumons ou daurades d’élevage, se nourrissent de poissons... qu’il faut pêcher.

"Si on veut produire 50 millions de tonnes d’aquaculture, il faut 200 millions de tonnes de poissons pêchés!", résume M. Debas. Ou il faut transformer le poisson carnivore en poisson herbivore, à l’image de ces "saumons d’élevage engraissés avec des tourteaux de soja".

L’aquaculture n’étant apparemment pas la panacée, préserver les ressources s’avère donc indispensable, ont expliqué les experts au cours des débats organisés après les projections.

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Alain Le Sann, enseignant et président du collectif Pêche et Développement, à l’initiative de ce festival destiné à redorer l’image des pêcheurs, ne cache pas son "énervement" face à certains discours "environnementalistes" préconisant l’arrêt de la pêche. Il s’en prend ainsi aux "groupes qui se battent plus pour protéger les espèces animales que les humains".

"C’est sûr qu’il est plus simple d’interdire un engin de pêche que de s’enquiquiner à l’utiliser en respectant l’environnement", renchérit M. Debas.

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Déborah CLAUDE




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